10 décembre 2008 - La France en Bulgarie
La France en Bulgarie Ambassade de France à Sofia
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10 décembre 2008

AFFAIRES INTERIEURES

MNSE

Quelques jours après la réunion du Conseil politique de la coalition tripartite au pouvoir, les responsables du MNSE (Mouvement national pour la stabilité et l’essor – centre) ont répondu aux reproches que des ministres socialistes avaient adressés à leurs homologues « siméonistes ». Monitor rappelle que la semaine dernière, le chef de l’organisation des socialistes de Sofia et ancien ministre de l’économie, Roumen Ovtcharov, avait demandé « Ã  quoi servait la ministre des affaires européennes Mme Grantcharova et si elle n’occupait pas juste une fonction de décoration » ? « Les attaques du PSB (Parti socialiste bulgare-gauche) sont nuisibles et injustifiées », a répliqué hier Milen Veltchev, vice-président du parti de Siméon. Il a souligné que Mme Grantcharova « deviendra peut-être commissaire européen mais ne sera jamais ministre ayant perdu des financements européens ».

Abordant le sujet de la prochaine tenue des législatives et des européennes de 2009, la direction du MNSE a une nouvelle fois lancé son idée de voter le même jour pour les deux élections, car cela écouterait moins cher. « La décision concernant la façon dont seront organisées les législatives et les européennes de 2009 relèvent uniquement des compétences des autorités nationales. La Commission européenne n’a strictement rien à voir à ce sujet », a aussi estimé la commissaire européenne en charge de la protection des consommateurs, Mme Mégléna Kounéva. (Presse)

INTERIEUR – PROTESTATIONS

Le ministre de l’Intérieur, Mihail Mikov, a accusé hier le parti du maire Boïko Borissov, GERB, d’essayer de déstabiliser le pays. Tsvetan Tsvetanov, leader de GERB, dans une émission sur bTV, a évoqué des manifestations de policiers en raison de leur très faible rémunération. Le ministre Mihail Mikov a qualifié les propos de M. Tsvetanov de provocation. Le ministre a supposé que GERB essaie de déstabiliser le pays, afin de provoquer le départ du gouvernement et l’organisation de législatives anticipées. (Monitor, Sega, Troud)

ECONOMIE

AGENCE « INFRASTRUCTURE ROUTIERE »

Quatre ressortissants étrangers assisteront le nouveau chef de l’Agence « Infrastructure routière », Yanko Yankov. Il s’agit d’un Espagnol, d’un Nigérian et de deux Allemands, qui seront des conseillers de M. Yankov. (Standart)

CHINE

La plus grande compagnie privée chinoise Great Wall envisage de mettre en place en Bulgarie une usine de production d’automobiles. C’est ce qui ressort de l’entretien, hier à Sofia, de deux vice-présidents de cette compagnie avec le Premier ministre bulgare. Ces derniers ont présenté leur idée de construire conjointement avec des partenaires bulgares, une usine de production d’automobiles aux environs de Lovetch. La compagnie Great Wall envisage d’investir à cette occasion 80 millions de lévas et de créer 1500 emplois. (Standart, Monitor)

RELATIONS INTERNATIONALES

REPUBLIQUE TCHEQUE

« Je ne suis pas ici pour résoudre les problèmes de la Bulgarie, je ne dirais pas que la Bulgarie est un pays problématique ». C’est ce qu’a déclaré hier à Sofia le Président tchèque Vaclav Klaus. Le chef de l’Etat tchèque a remis en cause l’efficacité et la productivité des fonds européens. Evoquant la prochaine Présidence tchèque de l’UE, M.Vaclav Klaus a déclaré qu’il ne proposerait pas des changements radicaux au cours des six prochains mois. (Monitor)

UE

Le Premier ministre, Serguei Stanichev, s’associera aux travaux du Conseil européen, les 11 et 12 décembre à Bruxelles. Parmi les principaux sujets qui seront débattus par les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UE figureront les mesures visant à réformer le système financier international, l’énergie et les changements climatiques, ainsi que le Traité de Lisbonne. (Douma, Monitor)

ARMENIE

Le Premier ministre, M. Stanichev, s’entretiendra aujourd’hui, lors d’un déjeuner de travail, avec le Président de l’Arménie, Serge Sarkissian, qui se trouve en visite officielle en Bulgarie. (Douma)

GRECE

Le maire de Sofia et leader informel de GERB (Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie), Boïko Borissov, s’est entretenu hier à Athènes avec le Premier ministre grec Kostas Karamanlis. Les deux interlocuteurs ont abordé la situation dans les Balkans et la coopération entre GERB et Nova Démokratsia en tant que partis membres du PPE (Parti populaire européen). Selon M. Karamanlis, les hommes d’affaires grecs estiment que « les conditions de travail en Bulgarie sont parfaites ». (Troud)

RUSSIE

« La Bulgarie et la Russie sont comme une famille », sous ce titre Douma publie un entretien avec le professeur Mikhaïl Chvidkoï, ancien ministre de la Culture de Russie, envoyé à Sofia par le Président russe à l’occasion de la fin de l’Année de la culture russe en Bulgarie et du début de l’Année de la culture bulgare en Russie.

KAZAKHSTAN

« Nous ne renonçons pas au projet Bourgas-Alexandroupolis », sous ce titre Standart publie un entretien avec le Chargé d’affaires a.i. de l’ambassade du Kazakhstan à Sofia, M. Abdakarimov, selon lequel la Bulgarie peut jouer le rôle de pont reliant le Kazakhstan à l’UE.

RUBRIQUE FRANCE

CORRUPTION

« Pour limiter les dimensions de la corruption chez vous, il faute adopter d’urgence une loi efficace sur le financement des partis ». C’est ce que l’ambassadeur de France, M. Etienne de Poncins, a déclaré lors d’une conférence de presse, hier à Sofia, à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la corruption, organisée par l’association « Transparency International ». M. de Poncins a promis l’assistance et l’expérience de la France dans la mise en place d’une loi efficace sur le financement des partis en Bulgarie. (Novinar, Douma, Monitor)

INTERVIEW DU JOUR

Konstantin Pentchev, président de la Cour administrative suprême, dans 24 Tchassa du 10 décembre 2008

- M. Pentchev, pourquoi est-ce que le Conseil judiciaire suprême a ordonné aux chefs de tribunaux d’assurer prioritairement des salles pour les 20 principaux procès traitant de cas de corruption, de blanchiment d’argent, de fraudes avec des fonds européens et également engagés à l’encontre de la mafia, qui sont suivis de près par l’Europe ?

Les principaux reproches qui nous sont adressés par nos partenaires européens portent sur la lenteur et l’absence d’efficacité du système judiciaire concernant les procédures pénales. Les remarques de l’Europe portent principalement sur quelques procès fondamentaux et graves, ce qui rend l’intérêt que portent de nos collègues européens à leur égard tout à fait justifié. Quand le Conseil judiciaire suprême a vérifié quelques-unes unes des procédures en question, la raison invoquée pour leur retard était, soit disant, la surcharge de travail des magistrats et, à Sofia, le manque de salles d’audience, ce qui ne me semble pas sérieux. Au moment où nous sommes tenus de montrer à l’Europe que notre système judiciaire fonctionne bien, qu’il mène à terme les procès dans des délais raisonnables, quand se décide le sort de la Bulgarie d’être ou non membre sur un pied d’égalité avec les autres pays de l’Union européenne, ou bien quand nous nous justifions par la charge extrêmement grande des juges, le manque de salles me semble absurde comme argument. Il n’est pas sérieux qu’un Etat n’ait pas suffisamment de bonne volonté pour mener à bout une vingtaine de procédures judiciaires pénales de la plus grande importance.

- Il s’agit tout de même de crimes complexes.

Oui, il est évident que chaque juge n’est pas capable de mener de façon compétente un tel procès, de comprendre le fond du problème, de n’admettre que les preuves pertinentes et de prononcer à la fin une condamnation adéquate. Le manque de détermination de certains magistrats s’explique sans doute par le fait qu’ils ne sont pas suffisamment bien formés. Ainsi, au lieu de régler le cas, ils le renvoient au Parquet pour enquête complémentaire ou bien ils l’ajournent sans cesse pour chercher des preuves inutiles. C’est la raison pour laquelle le Conseil judiciaire suprême a recommandé que ces procès emblématiques soient menés par des juges spécialistes de droit pénal qui ont également des connaissances en matière d’économie et de comptabilité afin qu’ils puissent trouver une solution aux affaires criminelles économiques de grand intérêt public. Ces cas emblématiques sont immenses en ce qui concerne leur volume. C’est pourquoi, le juge chargé d’une telle affaire doit disposer de suffisamment de temps pour prendre connaissance des documents à tel point qu’il puisse les apprendre par cœur, afin que tout lui soit clair avant d’entrer dans la salle. Les personnes inculpées de crimes graves, défendues généralement par des avocats expérimentés doivent donc être jugées par des collègues bien préparés.

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publié le 10.12.2008

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