AFFAIRES INTERIEURES
SANTE
La coalition est en train d’élaborer un nouveau modèle de réforme de la santé, annonce Sega. Il ne pourra toutefois être finalisé avant la fin du mandat de ce gouvernement. « Le nouveau modèle prévoit la fin du monopole de la Caisse de santé en 2010 sans période transitoire », a déclaré le chef de la commission parlementaire de l’économie, Yordan Tzonev. Mais les dissensions au sein de la coalition sont nombreuses tant sur le statut des fonds privés d’assurance maladie que sur celui de la Caisse de santé. Le PSB (Parti socialiste bulgare-gauche) serait plutôt enclin à garder le monopôle de la Caisse en transférant une partie des cotisations santé aux fonds privés qui couvriraient certaines dépenses supplémentaires. (Sega)
ECONOMIE
CREDITS IMMOBILIERS
Les taux des crédits immobiliers ont augmenté en juillet pour atteindre leur niveau de 2005, affirme la société de conseil dans l’immobilier « Mon argent » (Moïte pari). Le mois dernier pas moins de neuf banques ont augmenté leurs taux. Pour les crédits en leva, celui-ci est de 9,30%, pour les crédits en euros– il est de 8,16% en moyenne. Selon « Mon argent », c’est la première fois qu’autant de banques modifient leurs taux en un seul mois. (Troud)
RELATIONS INTERNATIONALES
GEORGIE
« Sofia peut difficilement jouer les intermédiaires pour le règlement du conflit entre Moscou et Tbilissi », a déclaré hier l’ambassadeur géorgien à Sofia Miheil Ukleba. D’après lui, il y a besoin d’un intermédiaire, mais il est très difficile de dialoguer avec la Russie en ce moment. « Nous voulons que des représentants de l’OSCE viennent en Géorgie et que de vraies forces de paix soient installées dans les régions conflictuelles », a t-il dit. Il a aussi ajouté que l’économie du pays a beaucoup souffert de la guerre et que l’objectif des Russes était d’empêcher l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN et le renversement du Président Saakachvili. (24 heures)
Sur le terrain, les informations sur le retrait des forces russes restent contradictoires. Dans un communiqué de l’Etat major russe diffusé par l’agence RIA « Novosti » il est dit que la Russie a entamé le retrait de son contingent de Géorgie. D’après Tbilissi, il n’y a pas de retrait des soldats russes. Au contraire, ils pénètrent plus profond dans le territoire géorgien. Dans le même temps, Moscou et Tbilissi ont commencé des négociations pour l’échange de prisonniers de guerre. Selon des données officielles, la Géorgie détient 11 militaires russes, la Russie – 5 Géorgiens. Dans une publication du journal The Guardian, cité par Troud, il est dit que les forces d’Ossétie du sud détiennent 130 ressortissants géorgiens en otage, dont la plupart des femmes. Les Géorgiens, eux, détiendraient environ 500 Ossètes. Selon le New York Times cité par la presse bulgare, la Russie a disposé plusieurs plate-formes de missiles SS-21 en Ossétie du sud. Elles peuvent atteindre des cibles à 120 km et donc peuvent toucher la capitale Tbilissi. (Troud)
Dans une interview au magazine Tema, le politologue Antonii Todorov déclare que M. Saakachvili a montré qu’il était un homme impulsif et autoritaire et qu’à travers son geste il a certainement cherché à assoire sa légitimité en tant que chef d’Etat. « Je ne crois pas que les Américains sont derrière cela », dit il. L’universitaire estime que ce qui s’est passé en Géorgie pose la question de la reconnaissance complète de la souveraineté des petites entités et leurs aspirations d’indépendance. A la question du rôle de la Bulgarie M. Todorov répond : « Qu’est-ce que dépend réellement de la Bulgarie ? Est-ce qu’on s’attend à ce que le Portugal ou le Luxembourg aient une position en dehors de l’UE ou de l’OTAN ? Est-ce que la Bulgarie devrait avoir une position active, plus active que la Roumanie ou la Turquie ? La position la plus raisonnable est de ne pas être très actif, mais d’être constructif dans l’Union et autant que faire se peut, influer au sein de l’OTAN ». Le politologue déclare également que cette crise fait partie d’une longue série de crises connues au cours des 20 dernières années et que cela ne va pas changer les orientations stratégiques de l’OTAN, de l’UE ou de la Russie et même de la Bulgarie. Les Etats-Unis ont un problème dans la région qui s’appelle l’Iran. Et pour le régler, ils ne vont pas se mettre à dos la Russie ou la Chine.
INTERVIEW DU JOUR
Le commissaire Nikolai Yanev, Directeur de la Direction de la police de Sofia, pour 24 heures du 19 août 2008
Blocage rapide du périmètre après chaque enlèvement
Monsieur Yanev, quelles sont les mesures prises par la police contre le « bisness des enlèvements » à Sofia ?
Les groupes criminels dans ce domaine sont difficiles à infiltrer, malheureusement. Nous souhaitons améliorer notre travail au moment du signal d’enlèvement. Nous envisageons une formation des agents de la police à cet effet.
Quand est-ce que cette formation serrait-elle menée ?
Tout récemment un employé des services de la police française est venu me voir. Nous avons parlé de ce problème et il a pris l’engagement de nous aider. Nous n’avons pas encore précisé si c’est bien eux qui vont envoyer des experts des services de leur police chez nous ou si c’est nos agents qui iront en France. Cependant l’accord de principe est donné. Nous étudions aussi la pratique de la police italienne, ayant une grande expérience en ce domaine.
Monsieur Yanev, lorsque vous avez pris la direction de la police de la capitale, vous avez déduit que le problème le plus sérieux est le grand nombre de vols dans les maisons ainsi que la vente de drogue. Deux mois plus tard, qu’avez-vous entrepris afin de faire diminuer ces crimes ?
Les crimes les plus massifs sont bien les cambriolages et ils comptent pour 63 pour cent de la criminalité de la capitale. Depuis le début de l’année sont commis plus de 2000 cambriolages dans les domiciles à Sofia. Nous avons certains succès dans cette direction : en 2008 nous avons arrêté 250 voleurs, alors que dans les deux mois depuis que j’ai pris la direction, on observe, en effet, une diminution de ces crimes. En avril ils étaient 427, en mai 390, en juillet 260. Cette criminalité a diminué de moitié. Vous savez qu’en été une partie des criminels vont à la mer, mais la raison principale de cette diminution de la criminalité dans la capitale est le travail de nos employés.
Un des reproches de la Commission européenne porte sur le grand nombre d’assassinats commandités sur lesquels les investigations policières n’ont pas été menées jusqu’au bout. Avez-vous déjà une stratégie pour mener ces investigations à bon terme ?
Depuis le début de cette année nous avons deux assassinats commandités à Sofia : celui de Gueorgui Stoev et celui de Borislav Georguiev. Nous travaillons sans cesse sous l’observation du Parquet. Je voudrais réactiver aussi le travail lié aux anciennes affaires. On crée une équipe liée à chacun des crimes, et qui travaille avec l’aide des experts de l’extérieur, quand il le faut. Je ne dis pas que le travail en ce moment est bon, mais peut-être nos forces ne sont pas assez grandes.
Avez-vous constaté quels sont les secteurs faibles de la police de Sofia et quel sont les secteurs qui travaillent bien ?
Je juge le travail des différentes sections de la Direction de la police de Sofia comme bon. Tous travaillent selon les moyens dont ils disposent. Je n’ai pas de remarques sérieuses à l’encontre de quelqu’une de ces sections. Nous essayons d’écarter les moindres erreurs et en tout ces, ces erreurs ne portent pas sur l’essentiel.
Quelles sont tout de même les lacunes les plus sérieuses que vous avez constaté ?
Un de nos points faibles est que dans les directions régionales il n’existe pas de branches de lutte contre le vol de voitures, qui mène à une mauvaise coordination du travail dans cette direction. Cependant, suite à l’acceptation de ma proposition par le Ministre de l’Intérieur, nous créons des groupes de travail sur place dans les services de police régionaux afin de remédier à ce problème.
