21 août 2008 - La France en Bulgarie
La France en Bulgarie Ambassade de France à Sofia
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21 août 2008

AFFAIRES INTERIEURES

MEMORANDUM D’ENTENTE

Des « dissidents » du MNS II (Mouvement national Siméon II – centre), qui ont formé par la suite le parti Nouvelle démocratie bulgare (NDB), ont fait hier un « tournant vers la gauche » en signant notamment avec des formations politiques de l’espace de gauche un mémorandum d’entente. Le but du document en question consiste principalement à créer un comité civil en charge de superviser la façon dont seront désormais dépensés les fonds européens. Le président de la NDB, Nikolai Svinarov, a souligné dans Troud que l’initiative est dans l’intérêt du pays et que la formation est ouverte aux représentants de partis aussi bien de droite que de gauche. Le mémorandum d’entente a donc été paraphé hier par Nikolai Svinarov (NDB), Kratsiu Petkov (Bloc uni du travail), ce dernier ayant été député à la 39ème Assemblée nationale de la « Coalition pour la Bulgarie » (socialistes), le dirigeant de l’Union des commandos en Bulgarie, le professeur Yulii Abadjiev, entre autres. Le parti de Mme Maria Cappone, Parti populaire uni, a été représenté hier par son vice-président, Vladimir Zinoviev. L’ORIM de Karakatchanov et le parti de M. Dimitar Abadjiev (Voie démocratique européenne), auraient aussi promis de soutenir l’initiative. (Troud, Sega, Standart).

DBF

Des membres du parti d’Ivan Kostov, Démocrates pour une Bulgarie forte (DBF - droite conservatrice), ont protesté hier contre le réchauffement des rapports de ce dernier avec le parti du maire Borissov, GERB (Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie – centre-droite). Les « kostovistes » se seraient indignés du fait qu’un tel comportement soit contraire au statut du parti, qui stipulerait de ne jamais entrer en coalition avec des partis d’anciens communistes. La députée DBF, Antonéla Ponéva, souligne de son côté que son parti ne devrait jamais admettre un rapprochement avec quelqu’un qui aurait lui-même affirmé « s’être formé en politique grâce à l’ancien dirigeant communiste Todor Jivkov et l’ancien roi Siméon de Saxe Cobourg-Gotha ». « Personne n’a besoin d’une coalition stérile comme celle qui dirige actuellement le pays », a toutefois déclaré un autre membre du DBF faisant allusion à une éventuelle coalition entre le parti de Kostov et l’UFD (Union des forces démocratiques- droite traditionnelle). Selon ce dernier, le « commandant » (Kostov) agirait actuellement au détriment de son parti et agirait de manière contraire à ce que la direction de ce dernier aurait préconisé. (Troud, Sega)

OLAF

« Nous n’hésiterons pas à mettre en prison les agents corrompus des hauts échelons du pouvoir ». C’est ce qu’entend promettre le Premier ministre Stanichev au chef de l’OLAF (Office européen de lutte anti-fraude) qui arrive aujourd’hui à Sofia. Lors d’un entretien en tête-à-tête, Sergueï Stanichev essaiera d’assurer le responsable européen qu’il n’hésiterait pas à faire en sorte que soient traduits en justice les représentants de l’économie occulte, au cas où ils auraient abusé de l’argent européen. Le Premier ministre se dira aussi prêt à tout remaniement possible au sein du gouvernement, dans le but de prouver devant Bruxelles que l’Etat est dirigé de manière ferme. M. Bruner est en visite à Sofia à l’invitation de la vice-Premier ministre en charge des fonds européens, Mégléna Plougtchiéva. Des entretiens de ce dernier sont également prévus avec le ministre de l’Intérieur, Mikhail Mikov, et la ministre de la Justice, Migléna Tatchéva. Le chef de l’OLAF rencontrera également le Procureur général de la République, Boris Veltchev, et le président de l’AESN (Agence d’Etat pour la sécurité nationale), Petko Sertov. (Presse)

ECONOMIE

ENERGIE

Le président de la Fédération des ouvriers du secteur énergétique auprès de la CSIB (Confédération des syndicats indépendants de Bulgarie), Bojidar Mitev, annonce dans Standart que seront engagées des grèves qui provoqueront très probablement des coupures d’électricité si les responsables des sociétés de distribution d’électricité CEZ, E.ON et EWN ne renoncent pas à leurs intentions de procéder à d’importants licenciements de personnel. Les gestionnaires d’E.ON s’apprêtent par exemple à procéder à une réduction de 10% des effectifs dans le but de s’assurer les capitaux nécessaires aux travaux de maintien des réseaux électriques, explique Standart qui se réfère aux responsables de la société. Le quotidien rappelle que la Commission d’Etat de régulation énergétique et des eaux a récemment imposé une sensible baisse des bénéfices des sociétés de distribution d’électricité, ce qui serait à l’origine des décisions de réduction des effectifs. Bojidar Mitev juge de son côté inadmissible tout licenciement car, selon lui, les derniers accidents intervenus dans le secteur seraient dus au déficit de cadres expérimentés. (Standart, Pari)

RELATIONS INTERNATIONALES

GEORGIE

La presse informe que la Russie a rejeté le projet de résolution proposé par la France à l’ONU. L’ambassadeur russe à l’ONU, Vitaly Tchourkine, a expliqué que la demande de respect de l’intégrité territoriale de la Géorgie n’a pas de sens, car l’Ossétie du sud et l’Abkhazie ne voulaient plus être associées avec Tbilissi. Entre-temps s’est répandue la nouvelle que la chambre haute du parlement russe va très probablement reconnaître l’indépendance des deux provinces séparatistes. M. Tchourkine a déclaré que la Russie continuera d’occuper une partie de la Géorgie : « Il y aura une zone militaire tampon entre Gori et l’Ossétie du sud ». L’ambassadeur russe a ajouté que le projet de résolution n’inclut pas les six points du plan de paix.

Le commentateur Svetoslav Terziev estime dans Sega que l’Ossétie du sud et l’Abkhazie marchent en direction de la séparation de la Géorgie, une voie ouverte par le précédent du Kosovo. C’est ce qui ressort de la déclaration de l’OTAN et du plan de paix proposé par Nicolas Sarkozy. Les deux textes stipulent que les forces armées des deux pays doivent regagner leurs positions d’avant le conflit. Cela veut dire que les Russes conservent leur accès direct aux séparatistes avec leurs « forces de maintien de la paix » et reconnaissent la nécessité d’une discussion au sujet du statut de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie. La même terminologie a conduit à l’indépendance du Kosovo en dépit des formules sur l’intégrité territoriale de la Serbie. Dorénavant la Géorgie devra se faire à l’idée que le sort de ses deux territoires ne dépendent plus d’elle, mais du développement des relations Russie-Occident.

INTERVIEW DU JOUR

Ministre Mihal Mikov, ministre des affaires intérieures

Je promets que les « héros » seront arrêtés, mais avec des preuves. Tout le reste c’est de la fumée.


- Monsieur le Ministre, qu’entreprenez-vous à l’encontre du mécontentement à la direction générale de lutte contre le crime organisé, englobant la Direction de recherche organisée et la direction d’information opérationnelle technique ?

Je discute en permanence avec la direction et avec les employés. Je souhaite avoir plus de sincérité dans les conversations. En fin de compte, c’est une chose de parler de tension, comme justification pour ne pas travailler ; mais c’est autre chose de comprendre que les choses vont changer, sans modification des résultats donnés par chaque branche au Ministère de l’Intérieur.


- Quel sont les résultats de la direction générale de lutte contre le crime organisé ?

Il est absurde d’affirmer, que lorsque l’on a deux procédures judiciaires aboutissant à 6-7 mois de prison, que c’est un résultat efficace.


- Mais la direction générale de lutte contre le crime organisé avait de très bons résultats. La raison de la baisse de la qualité ne sont elles pas les restructurations dans la direction ? Ou n’est elle pas liée à des personnes, extérieures à l’institution, comme Ivan Ivanov-Rilski ?

D’accord, mais évoquer sans cesse les hommes politiques pour le manque de résultat n’est pas tout à fait sérieux. Je regarde des résultats-des crimes découverts, des procédures judiciaires, qui ont abouti à un jugement. Cela doit être l’objectif de base de tous au Ministère de l’Intérieur. Chacun doit prendre conscience de sa place et de ce qu’on attend de lui.


- Il est vrai que chacun doit trouver sa place, et cependant, une des raisons de la tension à la Direction Générale de Lutte contre la Criminalité est le fait que personne ne sache ce qui lui arrivera…

La réforme prévoit que la Lutte contre la criminalité organisée reste une structure puissante contre la criminalité forte et organisée.

Il est absurde de penser qu’un travail peut continuer 7-8-10 ans et à la fin rien. Il faut qu’il y ait à l’avenir des délais plus courts, des preuves réelles et un jugement.


- Pour le moment une grande partie du travail était représenté par des recherches. Allez-vous déraciner cette pratique ?

Nous allons changer le principe du remplissage de la structure. Je crois que dans ce domaine doivent travailler des personnes, qui ont au moins 5 ans de stage dans la police criminelle. Cela ne signifie pas que nous écarterons les employés plus jeunes. Je ne souhaite pas provoquer des changements brusques. Au même temps, tout le monde au Ministère de l’Intérieur doit être prêt à entrer dans l’accomplissement de la tache.


publié le 21.08.2008

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