AFFAIRES INTERIEURES
PARVANOV- DISCOURS
Lors d’une conférence de presse ayant duré environ quatre heure, le Président Parvanov a fait le bilan de la première année de son second mandat à la Présidence de la République. Dans son exposé, Guéorgui Parvanov a lancé nombre d’idées notamment sur la modification du système électoral existant. Le Président de la République a préconisé un système électoral mixte qui contiendrait des éléments majoritaires aux côtés du système proportionnel pour les prochaines législatives en 2009. Selon lui, l’actuel système proportionnel permet à « des hommes politiques compromis de s’introduire dans les listes électorales des partis ». Le chef de l’Etat a souhaité que soit mis de l’ordre dans l’enregistrement des adresses permanentes, que les listes électorales soient actualisées tous les ans, et que les citoyens possèdent une carte d’électeur. M. Parvanov a aussi évoqué des critères plus sévères en vue de l’enregistrement des partis politiques sans vouloir « porter atteinte au pluralisme ». Il a ajouté qu’il faut des mesures radicales concernant le financement des partis. « Toutes les brèches dans la loi actuelle qui permettent des financements occultes doivent être supprimées. Les dons aux partis venant de personnes morales doivent être interdits et ceux venant de personnes physiques - limités. Les subventions de l’Etat doivent couvrir au-moins 50% du budget des partis », a t-il dit.
Le Président a estimé que la loi sur les référendums doit être modifiée pour pouvoir fonctionner. Il a souhaité une modification constitutionnelle qui lui donnerait le droit d’organiser des référendums sans passer par l’aval de l’Assemblée nationale. M. Parvanov a déclaré qu’il restait en faveur d’une république parlementaire et non d’une république présidentielle qui comporte, selon lui, davantage de risques pour le pays.
M. Parvanov a déclaré qu’il n’existait pas de raison justifiant la tenue de législatives anticipées. Selon lui, les résultats des municipales ne peuvent être une raison pour changer l’actuel statu quo parlementaire.
Interrogé sur la nécessité de procéder à des remaniements ministériels, le Président de la République a une nouvelle fois déclaré que ceci relevait des prérogatives du Premier ministre et pouvait être effectué à tout moment du mandat du gouvernement s’il le jugeait nécessaire.
Répondant aux critiques selon lesquelles le tandem présidentiel Parvanov-Marine placerait le pays dans l’isolement international, M. Parvanov s’est félicité hier des résultats de la politique étrangère du pays pendant cette première année de son second mandat. « Pour les six derniers mois seulement, la Bulgarie a été visitée par les Présidents américain, allemand, français et russe. J’ai également eu la possibilité de défendre les intérêts de la Bulgarie de la tribune du Parlement européen, ainsi que dans le cadre de nombreuses rencontres au sommet ». Selon lui, la libération des soignants bulgares de la prison libyenne serait la preuve la plus éloquente de la solidarité européenne. La transcription de la monnaie unique en cyrillique a également été qualifiée de succès par le Président. Au sujet du Kosovo, le Chef de l’Etat laissé entendre que la Bulgarie ne reconnaîtrait pas immédiatement son éventuel nouveau statut. Celui-ci a par ailleurs prôné la pise d’une décision européenne commune sur le sujet. « Il faut une position qui garantisse la stabilité de la région, y compris les relations de bon voisinage », a-t-il souligné. Il a cependant souhaité que le statut du Kosovo ne provoque pas de différends au sein de l’Union européenne en faisant ainsi allusion aux divergences ayant entouré l’intervention américaine en Irak. Parvanov a également évoqué le soutien catégorique de la Bulgarie à la perspective européenne de la Serbie. Au sujet de la visite du Président Poutine à Sofia, Gueorgui Parvanov s’est félicité en premier lieu du montant très important d’investissements que ces projets assureraient à la Bulgarie (quelque 5,5 milliards d’euros). Il a souligné aussi la possibilité qui avait ainsi été donnée aux entreprises bulgares de créer de nouveaux emplois. Il a aussi démenti l’« incompatibilité » présumée entre certains des projets énergétiques en rappelant que tous ceux qui ont été signé dernièrement (South Stream, Bourgas-Alexandroupolis, Béléné) jouissent d’une forte participation européenne (Italie, Grèce, France, Allemagne). « Quant à une éventuelle réouverture des 3ème et 4ème tranches de Kozlodouï, il y a une seule solution ». « L’Europe doit envoyer une nouvelle mission d’experts dont le but sera de réexaminer l’état des deux réacteurs nucléaires fermés... ». « Nous avons signé un traité avec l’UE dont nous sommes membre depuis un an, ce qui nous oblige à respecter les engagements que nous avons pris », a dit le Président à propos d’une éventuelle décision unilatérale de réouverture des réacteurs.
Premières commentaires :
« L’intervention du Président d’hier a montré clairement la raison pour laquelle il a remporté une victoire sans précédent pour son deuxième mandat à la Présidence », a commenté hier le porte-parole du PSB, Anguel Naïdénov
« Ce sont des choses qui plaisent à l’opinion publique et le Président en était convaincu », a déclaré de son côté Vesselin Methodiev des Démocrates pour une Bulgarie forte (DBF). Selon lui, ce n’est toutefois pas à un Chef d’Etat en fonction de se prononcer sur le système électoral. « C’est bien d’élire des personnalités mais les municipales ont montré que l’achat de voix peut assurer du pouvoir à toute personne solvable », a encore déploré M. Methodiev.
« Le Président a pris du retard », a déploré Iordan Bakalov de l’UFD (Forces démocratiques unies - droite), en rappelant qu’il y a un an son parti avait évoqué la nécessité de modifier le système électoral. (Presse de lundi)
ECONOMIE
CORRUPTION
La Commission européenne a transmis à l’Office européenne de lutte anti-fraude de l’UE (OLAF), les informations concernant les deux fonctionnaires bulgares du Fonds « Infrastructure routière républicaine », Lubomir Lilov et Ivan Vladimirov, arrêtés la semaine dernière à Sofia pour avoir demandé un pot-de-vin de 50 000 leva. C’est ce qui a été annoncé du Bureau du commissaire chargé de la politique régionale, Danuta Hübner, à Bruxelles. L’ Office ouvrira une enquête sur cette affaire. Avant la fin de celle-ci, la Bulgarie ne pourra pas effectuer des paiements, ni conclure des contrats concernant des projets financés par les fonds structurels de l’UE, indique 24 Tchassa de dimanche. Bruxelles a promis 1 milliard de léva pour la réfection et la construction de routes en Bulgarie jusqu’en 2013, rappelle ce quotidien. « La Commission européenne nous a recommandé de nous abstenir provisoirement à autoriser la réalisation de projets et à signer de nouveaux contrats. Trois projets sont concernés par cette affaire », a déclaré le ministre des Finances, M. Orecharski. Un responsable de son ministère a précisé que l’un des contrats concernait la construction de l’autoroute « Lulin ». Les autres projets financés par les fonds structurels européens se situent dans le cadre du programme « Axes de transit ». Standart révèle aujourd’hui que l’homme qui avait été obligé de payer le pot-de-vin dans l’affaire de corruption de la semaine dernière est l’architecte Gueorgui Yanev. C’est lui-même qui a dénoncé les deux fonctionnaires. Craignant pour sa vie, il entend fuire à l’étranger, en Espagne ou chez un ami en Colombie. Selon lui, les deux fonctionnaires arrêtés, Ivan Vladimirov et Lubomir Lilov, ne seraient qu’un maillon du réseau. « J’ai peur de ceux qui sont derrière eux », a déclaré l’architecte. (Standart,l)
KREMIKOVTSI
« Pramod Mittal vend un coquillage vieux et vide », titre aujourd’hui Pari. Le nouveau propriétaire trouvera une entreprise toute « rongée ». Selon les données officielles, le plus grand combinat métallurgique de Bulgarie a enregistré en septembre 2007 des pertes de 958,95 millions de leva. Selon des experts bien informés, ses dettes sont à hauteur de 2 milliards de leva. Les chances d’assainissement de Kremikovtsi sont très faibles, estime, son ancien propriétaire, Valentine Zakhariev, alors que le ministre de l’Economie et de l’énergie, Pétar Dimitrov se dit optimiste en ce qui concerne son avenir. (Pari)
KOZLODOUI
« La Bulgarie peut construire un septième réacteur dans la centrale de Kozlodouï », a déclaré samedi le chef de la centrale nucléaire Ivan Guénov. Selon des sources proches de ce quotidien, des experts bulgares étudient d’ores et déjà les possibilités de mettre en place cette nouvelle capacité. La presse cite comme maître d’Å“uvre potentiel du futur réacteur le nom du géant nucléaire français Areva. « Cette compagnie peut installer à Kozlodouï son réacteur le plus sophistiqué, EPR d’une capacité de 1600 MW. Il compensera entièrement les capacités perdues des quatre réacteurs fermés de 440 MgW ». (Standart)
CHANGE
Les cours publiés par la BNB
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1 USD - 1,330 leva
RELATIONS INTERNATIONALES
IRAN
24 Tchassa rend compte de la visite effectuée la semaine dernière par M. Solomon Passi, président de la Commission parlementaire de politique étrangère en Iran, accompagné de trois députés de la coalition au pouvoir : Plamen Rantchev (PSB), Mintcho Spassov (MNSII) et Unal Tassim ( MDL). Le premier entretien de la délégation bulgare fut celle avec M. Alaédine Borudjerdi, président de la Commission parlementaire de politique étrangère et de sécurité nationale. Le programme prévoyait un entretien avec l’ayatollah Ali Rafsandjani. M. Passy s’est également entretenu avec M. Saïed Djalili, président du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran. Celui-ci a déclaré que Téhéran proposait à la Bulgarie un partenariat stratégique dans l’énergie. Il s’agissait aussi bien de fourniture de gaz naturel que d’échange d’expérience dans le domaine de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Tout de suite après, M. Djalili a pris l’avion pour Berlin où le format 5 +1 devait s’occuper du programme nucléaire de l’Iran et des éventuelles sanctions en son encontre. M. Passi est par la suite parti pour Ishafan où il s’est entretenu avec le gouverneur de cette région. Après s’être entretenu avec M. Passi et les députés bulgares, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki est parti pour Sofia, où il s’est entretenu avec son homologue, M. Kalfine et le Premier ministre, M. Stanichev. Lors de ses entretiens avec la délégation bulgare, les dirigeants iraniens ont proposé, en ce qui concerne le gaz, que tous les pays intéressés par le projet Nabucco puissent se rencontrer et mettre au point une position unie. Quant à la Bulgarie, elle peut jouer un rôle de coordinateur. Une fois la position unie établie, la signature avec l’Iran se ferait rapidement. Téhéran a également proposé son partenariat sur d’autres sujets importants comme l’Irak et l’Afghanistan. Les députés bulgares ont également rencontré des représentants de deux organisations non gouvernementales, la première, fondée par des parents des victimes de l’organisation « Moudhahedine Halk » et la deuxième, composée d’anciens combattants de ce groupement travaillant dorénavant pour la cause du peuple et de l’Etat iraniens. Les représentants de la deuxième organisation ont sollicité l’intervention de la Bulgarie pour la libération et l’extradition en Iran des Moudjahidine arrêtés dans le camp d’Ashraf en Irak dont la plupart seraient, selon eux, amnistiés. (24 Tchassa,l)
RUBRIQUE FRANCE
ENTRETIEN AVEC L’AMBASSADEUR
« Je souhaite que la Bulgarie puisse être encore plus européenne », sous ce titre Standart publiait hier un entretien avec l’ambassadeur de France, M. Etienne de Poncins, qui porte sur de nombreux sujets : les relations franco-bulgares au cours des dernières années, la présidence française de l’UE à partir du mois de juillet, la contribution de la France à la libération des soignants bulgares de la prison en Libye, la situation dans les Balkans et en particulier au Kosovo, le rôle de la Russie dans les Balkans et en particulier, la visite du Président Poutine à Sofia. « En notre personne, vous aurez toujours un partenaire loyal et fiable », conclut l’ambassadeur de France. (Standart,d)
L’INTERVIEW DU JOUR
Franco Frattini - vice-président de la Commission européenne chargé de la justice, la liberté et la sécurité ; magazine Tema (28/01 - 03/02/2008)
La division de l’Europe sur le Kosovo équivaudrait à une catastrophe
Monsieur le Commissaire, quel est le bilan pour la Bulgarie une année après son adhésion à l’UE ?
Pour ce qui est des domaines dont je réponds, la Bulgarie a contribué à la stabilisation des Balkans, à la sécurisation de la région de la mer Noire et à la diminution du trafic des stupéfiants. Pourtant c’est dans la sphère culturelle que son apport a été le plus important. Après avoir introduit l’alphabet cyrillique dans l’UE et insufflé une nouvelle dynamique de dialogue et d’intégration, la Bulgarie démarre bien l’année 2008 qui est celle de l’échange culturel.
Y a-il eu des carences auxquelles le pays n’a pas réussi à remédier ?
L’instruction des procès et le fonctionnement du système judiciaire en général demeurent très lents. Il est inadmissible que des années s’écoulent sans qu’on débouche sur un jugement, une fois que le Procureur a envoyé une personne devant les tribunaux. L’objectif est de changer cette donne en 2008. Le gouvernement bulgare est informé que dans une semaine nous remettrons un rapport informel sur le système judiciaire bulgare qui revêtira une forme officielle en juin. Je fonde des espoirs sur la nouvelle ministre de la Justice pour initier des améliorations censées donner une meilleure image de la Bulgarie en juin.
Comment la Bulgarie, pays débutant, a-t-elle frayé son chemin dans la jungle des institutions européennes ?
Je citerai en exemple mon collègue et amie Mme Mégléna Kounéva. En douze mois elle a réussi à attirer l’attention des médias du monde comme peu de commissaires ont su le faire. Ses initiatives pour la protection des consommateurs, loin d’être tâtonnantes, ont, au contraire, révélé un sérieux professionnalisme et une bonne préparation.
La Bulgarie est-elle à même d’enrichir la politique européenne et dans quels domaines ?
J’en vois au moins deux. En premier lieu, dans les Balkans occidentaux car elle connais bien la situation en Serbie, au Kosovo et en Albanie. Ensuite dans les rapports avec la Turquie. La Bulgarie, interlocuteur habituel de sa voisine du sud, pourrait jouer un rôle de médiateur dans l’intégration progressive de cette dernière à l’UE.
Une médiation de la Bulgarie entre Pristina et Belgrade au sujet de la crise du Kosovo est-elle envisageable ?
Une division européenne sur la question de l’indépendance du Kosovo serait la pire des choses. Voilà que l’Union est confrontée à la première épreuve, censée démontrer sa cohésion en termes de politique étrangère. Si les réactions à l’indépendance divergent, une crise est à redouter. Eviter la dissension est donc le problème le plus délicat que l’Union doit gérer. Pourtant une proclamation unilatérale sans le feu vert de l’ONU et en contradiction avec les dispositions internationales, ne serait pas un moindre mal. Dans ce premier test, la Bulgarie devrait afficher son soutien aux partenaires européens. Sofia pourrait également essayer se peser sur la décision de la Serbie de reconnaître l’indépendance du Kosovo, en insistant sur les avantages dont la Bulgarie jouit après son adhésion à l’UE. Il nous faut, ensemble encourager la Serbie par des signaux forts. J’ai proposé, la semaine dernière, d’entamer une procédure devant aboutir à la suppression des visas pour les ressortissants serbes si, de son côté, Belgrade se montrait enclin à prendre en considération une position européenne commune sur l’indépendance du Kosovo. Nous sommes prêts à aller encore plus loin et débuter un dialogue pour libéraliser la circulation. La posture menaçante n’est pas tout, les signaux positifs ont aussi leur importance.
Que se passerait-il au cas où le Kosovo proclamerait son indépendance et que la Serbie rejetterait cet acte ?
Nous connaîtrons bientôt les résultats des présidentielles en Serbie à la suite du ballottage. L’un des candidats, de convictions nationalistes, a publiquement déclaré que s’il était élu, il ne laisserait jamais le Tribunal International juger le général Vlatko Mladic. S’il venait de l’emporter, il est évident que l’UE préférerait se tourner vers les cercles pro-européens. Cependant en dehors de ce contexte, les ressortissants serbes n’ont eu jusqu’à présent que des blâmes à essuyer. D’où l’importance de bonnes perspectives concrètes. La pratique récente consistait à imposer des conditions sans contreparties encourageantes. Dans le même esprit, la signature de l’accord de stabilisation et d’association avait été remise à plus tard. N’oublions pas que réprimander sans relâche la Serbie ne fait que réconforter les courants nationalistes.
Quelles seront, en 2008, les priorités de l’Union Européenne ?
La ratification du traité de Lisbonne en est une. Nous voudrions qu’il entre en vigueur à compter du 1er janvier 2009. A noter également la politique en faveur de la croissance et de la compétitivité que nous entendons conduire et qui passe par les stratégies énergétiques, la réduction de la pollution environnementale et le renforcement des industries européennes. Sans oublier non plus l’immigration.
Le traité de Lisbonne a pour vocation de réformer l’UE. Les réformes vont dynamiser l’Union. Pourtant les petits pays comme la Bulgarie verront leur importance diminuer...
La Bulgarie est certes un petit pays mais pas autant que Malte, le Luxembourg ou la Slovénie qui assure en ce moment la présidence de l’Union. La suppression du veto bénéficie à tous. Le veto a beau être perçu par les petits pays comme une sorte de garantie, il n’en est pas moins un instrument capable de bloquer des décisions importantes au profit du seul intérêt national et au détriment de tous les autres membres. Si vous tenez à une décision qui s’est vu opposer un veto, vous avez intérêt à ce que la question soit réglée par vote majoritaire. La même optique est à appliquer à la question des commissaires. A un moment donné, la Bulgarie n’aura pas de commissaire, mais cela arrivera aussi un pays fondateur de l’Union comme la France, l’Allemagne ou l’Italie.
Le même traité prévoit, à partir de 2009, l’instauration d’un Président du Conseil Européen avec mandat de deux ans et demi. N’y aura-t-il pas là un doublement des fonctions et qu’en sera-il de ses compétences et de son pouvoir ?
La question est largement débattue mais j’estime qu’un mandat de deux ans est préférable à la situation actuelle des présidences tournantes qui ne durent que six mois. C’est évident qu’un tel délai est trop court. Au sujet des compétences, il faut préciser que le nouveau président se limitera à indiquer l’orientation politique, il sera une sorte de metteur en scène tandis que le président de la Commission conserve la fonction exécutive. Le travail opérationnel demeure sous la compétence de la Commission européenne et le Conseil n’y interviendra pas.
