AFFAIRES INTERIEURES
PSB
Le PSB (Parti socialiste bulgare-gauche) a célébré ce week-end le 117ème anniversaire de sa fondation au mont historique de Bouzloudja (centre). Toute la direction du parti ainsi que 50 000 militants et sympathisants (source PSB) se sont réunis pour fêter l’événement. Le Premier ministre, M. Stanichev a déclaré que le gouvernement a le potentiel pour un mandat supplémentaire. « Le PSB est un parti qui respecte ses promesses électorales », a dit du haut de la tribune M. Satanichev. Il a promis que le gouvernement se concentrera sur 3 priorités : augmentation anticipée des retraites, attention particulière envers les jeunes, lutte contre l’économie grise et la corruption. (Presse dimanche)
OPPOSITION
« Nous voulons que ce cynisme cesse », a déclaré Boïko Borissov, leader informel de GERB, à propos de la déclaration de Serguei Stanichev concernant le potentiel de gouverner encore quatre ans. « Il faut prendre des mesures pour faire partir la coalition tripartite », a t-il ajouté. De son côté, le président de GREB est à Bourgas où il a rencontré des dirigeants du DBF (Démocrates pour une Bulgarie forte-droite). « Nous préparons une journée de boycott national de la coalition au pouvoir. Il aura pour but l’isolation du gouvernement. Nous sommes convaincus que beaucoup d’ONG et d’organisation professionnelles se joindront à nous, ainsi que l’UFD (Union des forces démocratiques-droite) », a dit M. Tzvetanov. Borislav Raltchev, du NDB (Nouvelle démocratie bulgare, dissidents « siméonistes ») a estimé que les protestations sociales qui ne manqueront pas à l’automne, pourraient entraîner la chute du gouvernement. L’ancien Président Jeliou Jelev a lui, déclaré qu’une quatrième crise de confiance majeure envers la classe politique est en train de prendre forme et que les dirigeants doivent rapidement corriger leurs erreurs dans l’absorption des fonds européens. (Presse)
ARMEE
1500 militaires ont quitté l’armée pendant les six premiers mois de l’année. Cette tendance négative se poursuit et à l’heure actuelle environ 3000 postes vacants sont à pourvoir dans les forces armées. Les faibles rémunérations des soldats de carrière (400 leva pour les nouveaux venus) les poussent à trouver des emplois mieux rémunérés dans le civil. (Sega)
ECONOMIE
FONDS EUROPEENS
La Commission européenne a suspendu les subventions destinées à la construction de routes en Bulgarie non seulement dans le cadre du programme « Transport », mais aussi dans le cadre du programme opérationnel « Développement régional », indique Sega en se référant aux propos d’une source gouvernementale haut placée ayant gardé l’anonymat. L’argent demeurera bloqué par Bruxelles tant que les responsables du scandale lié au Fonds routier ne seront pas connus. Il s’agit de la somme de 800 millions d’euros promis dans le cadre du programme « Transport » et de plus de 340 millions d’euros prévus pour le ministère du développement régional et de l’aménagement du territoire. D’autres 150 millions d’euros ont été gelés dans le cadre du programme ISPA. (Sega,l)
Intervenant à la radio nationale, Mme Mégléna Plougtchieva a déclaré qu’elle déposerait, jeudi au Conseil des ministres, un plan de réalisation des recommandations de la Commission européenne contenues dans son dernier rapport sur la Bulgarie. Des délais d’action seront fixés et des responsables concrets seront désignés dans ce plan. Mme Plougtchiéva suppose que le Premier ministre procéderait cette semaine à la nomination de la nouvelle direction de l’agence « Infrastructure routière » qui se mettra à travailler normalement.(Sega,l)
Deux semaines après que l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) a accusé les autorités bulgares de favoriser des entreprises du groupe de Ludmil Stoïkov - Mario Nikolov, une de ses compagnies « Evrofrigo » a remboursé au programme SAPARD la somme de 2 933 millions de léva. Ainsi, elle a reconnu avoir illégalement obtenu des subventions européennes. Cette information a été annoncée par le fonds « Agriculture". A l’époque où la fraude a été commise, 48% des actions d’"Evrofrigo » appartenaient à l’homme d’affaires de Pernik, Ludmil Stoïkov, qui figure parmi les sponsors du Président Parvanov. Le chef de l’Etat ne s’est pas démarqué de celui-ci même à la suite de la publication du rapport controversé de l’OLAF. (Sega,s)
RELATIONS INTERNATIONALES
RUSSIE
Dans un entretien intitulé « Nous avons donné un nouveau dynamisme aux relations bulgaro-russes », l’ambassadeur de Russie, Anatoliï Potapov, fait le bilan des ses activités à Sofia. Il se félicite d’avoir fait beaucoup en l’espace de quatre ans et cela, non seulement dans le domaine de l’énergie, mais aussi en matière de coopération régionale, de culture, de sports et autres. M. Potapov se dit en particulier heureux d’avoir pu rétablir les relations de respect, d’amitié et d’entente existant dans le passé entre les deux peuples. Les Russes sont aujourd’hui à nouveaux bien accueillis en Bulgarie, se félicite M. Potapov. Interrogé au sujet des projets d’infrastructure à participation russe, comme « Bourgas-Alexandroupolis », « South stream » et la centrale de Béléné, M. Potapov estime que ces derniers sont d’une importante aussi bien pour la Bulgarie que pour la Russie et pour l’Europe en général, note M. Potapov. En ce qui concerne l’écologie, l’ambassadeur de Russie déclare que tous les projets russes sont étudiés et soumis à une expertise écologique. Si une initiative, bien qu’économiquement très favorable, porte atteinte à l’environnement, elle n’est pas adoptée, explique l’ambassadeur russe selon lequel son pays a tiré de sérieux enseignements du passé. M. Potapov évoque, par ailleurs, les manifestations organisées à l’occasion de l’Année de la Russie en Bulgarie et celles qui auront lieu lors de l’Année de la Bulgarie en Russie qui sera célébrée dans son pays en 2009. Interrogé au sujet d’une éventuelle installation d’éléments de la défense anti-aérienne américaine en Bulgarie, l’ambassadeur de Russie estime que « des actions de ce type ne seraient pas favorables à la mise en place d’un fonds de développement de la coopération bilatérale ». Déplorant l’installation de tels éléments américains en République tchèque et en Pologne, M. Potapov estime que « quelqu’un souhaite que la Russie soit maintenue en permanence sous tension ». (Douma,l)
RUBRIQUE FRANCE
MONTUPET / INVESTISSEMENTS
Le Gouvernement a débloqué la somme de 1,959 millions de leva pour l’électrification de l’usine « Parc industriel -Roussé ». Cette somme est indispensable pour la réalisation du plan d’investissement de la compagnie française « Montupet » . L’usine produira des pièces de rechange en aluminium pour « Renault », « Peugeot », « Audi » et « Ford ». L’objectif est que cette usine devienne le centre de production de « Montupet » en Europe. (Standart)
L’INTERVIEW DU JOUR
Ahmed Dogan, porteur du mandat de la triple coalition, dans Troud du 4 août 2008
L’Europe attend de nous des punitions et des amendements
Le sixième vote contre le cabinet est n’est pas passé. Mais les esprits s’échauffent. L’opposition est devenue active, les protestations de rue sont sur le point de commencer. La triple coalition, arriverait t-elle à tenir le coup, Monsieur Dogan ?
Pour la première fois dans le cadre de ce mandat je ne suis pas tranquille et j’éprouve à des moments une inquiétude dont les raisons sont profondes. Premièrement, ce vote est provoqué par le rapport de l’UE. Pour la première fois nous avons une photographie de la situation. Et elle est sévère. Peu importent les différentes interprétations du rapport, la vérité est une : c’est une critique de la Commission, en accord avec notre réalité en ce qui concerne le respect des règles et des procédures, de critères et de formalités de prise de décisions. Je m’attendais même à des jugements encore plus sévères. Non seulement parce que l’Europe se trouve dans une étape d’autocorrections à la recherche d’un model efficace concernant la gestion des moyens financiers. Deuxièmement, nous montrons à la Commission européenne que nous n’avons pas un système de sanctions et de contrôle. Nous ne comprenons pas encore que dans leur langage, l’exigence « de correction » signifie changement dans la structure et dans les effectifs, une redéfinition des fonctions d’un organe donné, un nouveau régime de travail au regard de l’optimisation du processus entier d’absorption des fonds.
Cela inclut-il des démissions et des punissions ?
Naturellement ! Ils nous ont donné des indications claires dans le cadre de leurs compétences
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Et nous, pourquoi continuons-nous d’attendre ?
Les changements faits au gouvernement après les réunions de la triple coalition à Hissar (le 10 février 2008-note de l’auteur) et à Katarino (le 11 mai 2008-note de l’auteur) étaient notamment une conséquence de l’absence de résultats exigés par la Commission européenne, concernant l’absorption des fonds. (le 22 avril 2008, la triple coalition a pris la décision sur le changement des quatre ministres : Roumen Petkov- ministre de l’intérieur, Nihat Kabil- ministre de l’agriculture, Vesselin Bliznakov- ministre de la défense, le professeur Radoslav Gaidarski- ministre de la santé, ainsi que de la création d’un nouveau poste de vice-premier ministre relatif au fonds européens, poste pris par Migléna Plougchieva- note de l’auteur). Le changement de ces ministres ainsi que la mise en place d’un vice premier ministre comme un nouvel organe, répondant du contrôle, de la communication et de la coordination avec la Commission européenne, sont une réponse au souhait de se corriger.
Nos principaux malentendus avec la Commission européenne ont commencé à partir du 1er janvier 2007. Jusqu’à ce moment, le fait d’entrer dans l’UE était une cause nationale. Et nous l’avons, à priori accepté d’une façon inerte. Avec énormément de lobbying nous avons réussi à devenir pays membre. Après cela est venue une sous-estimation du problème, qui a engendré un laisser-aller et une incompétence. En janvier 2007 nous n’avions pas la capacité administrative nécessaire, seulement des experts de la pré-adhésion. Pour qu’on puisse répondre aux défis de l’intégration des fonds nous avons besoin de 2700 personnes - chiffre obligatoire. Parmi eux on doit compter 300-500 personnes à responsabilités. Si l’on regarde l’image actuelle, nous avons 20-30 hauts gestionnaires administratifs et 300 experts qui gèrent l’absorption et le contrôle des fonds européens. Ce sont ces gens qui en pratique font adhérer la Bulgarie à l’Union. Ils n’ont pas été bien préparés.
Cela veut dire que 350 fonctionnaires incompétents sont la cause de nos déboires ?
C’est la triste vérité. Ce problème est très important et tout nouveau gouvernement devra y faire face.
