Le 1er février 2012, l’ambassadeur de France a assisté, aux côtés du Président de la République, Rossen Plevnéliev, aux cérémonies organisées à Sofia à l’occasion de la Journée de reconnaissance et d’hommage aux victimes du régime communiste, instituée par le gouvernement bulgare en 2011.
Une première cérémonie s’est tenue devant le Mémorial dédié aux victimes de la terreur communiste (rue Fridtjof-Nansen, près du NDK), où se sont rassemblés de nombreux anciens prisonniers politiques et de conscience, dont Guéorgui Saraïvanov (Union des personnes persécutées par le communisme) et le Franco-Bulgare Alfred Foscolo. Outre le président Plevnéliev, les autorités bulgares présentes comprenaient la vice-ministre de la défense Avgoustina Tsvetkova, les députés Martin Dimitrov, Latchézar Toshev, Ivan Ivanov.
Puis les participants à cette cérémonie se sont rendus à l’église Sainte-Sophie pour assister à une messe solennelle, en présence de l’ancien président Jéliou Jélev, de l’ancien ministre Ivan Stancioff, du vice-ministre de l’intérieur Vessélin Voutchkov, de l’ambassadeur Stéfan Tafrov et d’autres personnalités. D’autres célébrations religieuses se sont tenues à travers tout le pays.
Les Bulgares commémorent pour la seconde fois cette date symbolique qui rappelle une page noire de l’histoire du pays : le 1er février 1945, 147 responsables politiques bulgares ont été condamnés sommairement à mort par le « Tribunal du Peuple » dans le cadre de la répression déclenchée après l’invasion du pays par l’armée de l’URSS. Parmi les nombreuses personnalités exécutées, figuraient des ministres, des députés, des militaires et des membres de l’administration royale.
Entre 1944 et 1989, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été tuées par le pouvoir communiste bulgare.

