Mardi 09 mars - La France en Bulgarie
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Mardi 09 mars

AFFAIRES INTERIÉURES

SANTE

Une semaine après les premiers signes négatifs dans la rubrique des recettes budgétaires, le Premier Ministre M. Boïko Borissov a annoncé lundi que « d’ici un mois ou deux » la cotisation pour l’assurance santé devra augmenter de 2% et atteindra un taux de 10% (qui était prévu pour 2011). Le Premier Ministre a rencontré hier les chefs des organisations professionnelles de la santé. Suite à cet entretien, il a été décidé en plus de cette augmentation de la cotisation santé, de mettre à disposition 350 millions de léva supplémentaires pour la Caisse Nationale d’Assurance Santé et par la suite de verser dans les plus brefs délais les montants dus aux médecins généralistes et aux hôpitaux. L’origine de ces décisions, que certains qualifient d’extrêmed, se trouve dans la grève des médecins généralistes qui prend de plus en plus d’ampleur depuis hier. Cette grève fait suite au fait que la CNAS ne dispose plus de fonds pour rembourser les prestations qu’ils ont fournies ces deux derniers mois. L’augmentation de la cotisation pour la santé va entrer en vigueur probablement à partir du 1er mai prochain, car ce changement provoque des amendements dans la loi pour l’assurance-santé et dans la loi pour le budget 2010. Malgré les promesses du gouvernement de remédier à la situation actuelle, les médecins généralistes de Sofia, Choumen et Dobritch vont se joindre à leurs collègues de Kioustendil, Doupnitza et Veliko Tarnovo qui sont en grève depuis hier. A partir de demain, les médecins généralistes de Stara Zagora, Roussé, Lovetch, Plovdiv et Pazardjik vont rejoindre également leurs collègues-grévistes. (Troud, 24 Tchassa, Sega, Dnevnik)

CONFLIT PRESIDENT-MINISTRE DES FINANCES

Le Premier Ministre M. Boïko Borissov et son parti n’ont pas fait de commentaires hier sur le conflit qui désormais oppose le Président Parvanov et le ministre des Finances et vice Premier Ministre M. Siméon Dyankov. La présidente du Parlement Mme Tsetska Tsatchéva a reçu hier le sténogramme de l’entretien Parvanov-Dyankov, mais n’a pas reçu de réponse de la part du Président de la République pour savoir si M. Dyankov était au courant ou non que cet entretien était enregistré. Le parti « Démocrates pour une Bulgarie forte » insistait hier pour que le Parlement adopte une motion de censure par rapport au président Guéorgui Parvanov. L’Union des forces démocratiques a de son côté demandé au Président Parvanov de rendre publiques les sténogrammes de ses entretiens avec le président de Gazprom, Alexeï Miler, des négociations dans le domaine de l’énergie avec Moscou et des négociations pour la constitution du gouvernement de la coalition tripartite. (Dnevnik)

ECONOMIE

BANQUES

Selon l’agence de notation « Moody’s » le secteur bancaire bulgare va connaître des jours difficiles. La raison principale serait l’influence défavorable de la récession sur la qualité des crédits et sur les bénéfices des banques. L’aggravation de la situation qui caractérise actuellement l’économie bulgare influence le secteur bancaire. Cette situation, selon l’agence, va durer entre 12 et 18 mois. (Dnevnik)

AUTOROUTE TRAKYA

Trois plaintes ont été déposées concernant des infractions dans les procédures de marchés publics pour la construction de l’autoroute « Trakya ». Leurs dépositaires sont les sociétés « Terna » (Grèce), « Strabagg » (Autriche) et « Osiek-Kotex » (Croatie). Les deux premières estiment qu’il y a eu des infractions dans les procédures du marché public pour la construction de la partie de l’autoroute « Trakya » entre les villes de Stara Zagora et Nova Zagora, tandis que la compagnie croate estime qu’il y a eu des infractions concernant le lot entre les villes de Nova Zagora et Yambol. (24 Tchassa)

RELATIONS INTERNATIONALES

ARYM

Trois mois après que le Premier ministre, Boïko Borissov ai demandé la signature d’un accord de bon voisinage avec la Macédoine, le projet d’accord a été finalisé et envoyé pour concertation aux autorités de Skopje. Dans ce projet, il est notamment indiqué « qu’il ne faut pas admettre le langage de la haine », a annoncé hier Mme Vesséla Tchernéva, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, devant le journal Sega. Le document contient également un point, selon lequel la Bulgarie s’engage à soutenir l’adhésion de l’ARYM aux structures européennes et euro-atlantiques à condition que les critères exigés soient remplis par Skopje. M. Boïko Borissov a déclaré, début novembre au Parlement, que la Bulgarie souhaite que l’ARYM respecte strictement la politique de bon voisinage. Cela impose une série de mesures que Skopje doit remplir. Ainsi, il faut mettre fin aux attaques envers la Bulgarie de la part de personnes politiques et institutions d’Etat ; il est indispensable de supprimer la propagande anti-bulgare dans les manuels et les médias. Skopje doit également mettre fin à toutes prétentions vis-à-vis de la Bulgarie concernant les minorités, conformément à la déclaration de 1999 qui réglemente actuellement les relations bilatérales. Il est également indiqué dans le projet d’accord que Sofia et Skopje renoncent à toutes prétentions territoriales. Une place particulière est réservée à la coopération dans le domaine de l’économie. Le projet d’accord contient également des propositions de protection du patrimoine culturel commun, notamment en célébrant conjointement des évènements historiques communs. On ne sait pas encore si ce document sera signé par les Premiers ministres ou par les ministres des Affaires étrangères des deux pays. Le ministre bulgare des Affaires étrangères, Nikolaï Mladénov, doit se rendre prochainement à Skopje. Lors de sa visite, les deux parties examineront le projet d’accord en question. (Sega)

ZONE EURO

« Nous avons des règles qui sont à la base des accords. Celui qui rempli les conditions requises et qui le souhaite, peut adhérer à la zone euro ». C’est ce que la chancelière allemande, Angela Merkel a déclaré en réponse à une question du journal Troud pour savoir si la crise en Grèce mettrait en cause les efforts de la Bulgarie pour adhérer à la zone euro. (Troud)

L’INTERVIEW DU JOUR

Mme Tsetska Tsatchéva, Présidente de l’Assemblée nationale dans 24 Tchassa du 9 mars 2010

Q. Mme Tsatchéva, vous avez reçu l’enregistrement et l’original du sténogramme de la rencontre du Président avec M. Dyankov, mais vous n’avez pourtant pas eu de réponse à la question de savoir si celui-ci avait donné son accord pour que le sténogramme soit affiché sur le site de la Présidence. Si M. Dyankov n’a pas donné son accord pour ce faire, comme supposé, l’Assemblée nationale engagera-t-elle une procédure d’impeachment ?

R. Pour être bien au clair, j’ai demandé à obtenir les documents officiels. Le texte diffusé ne contient pas de signature du sténographe. En plus, le document est publié sur le site de la Présidence dans la rubrique « Discours et déclarations ». Il serait donc logique qu’il s’agisse d’un discours ou d’une déclaration du Président.

Q. Croyez-vous que le schéma de l’entretien ait été préparé à l’avance ?

R. Je ne peux pas deviner. Mais la dernière partie de ce texte représente en effet une déclaration du Président. En vertu de la constitution, le chef d’Etat a le droit d’exprimer son opinion, mais cela doit se faire devant la nation sous forme d’appel officiel ou bien devant l’Assemblée nationale, sous forme de déclaration. Par ailleurs, personne ne conteste son droit d’avoir sa position, à lui, sur des événements d’actualité.

Q. Le Premier ministre, lui-même, a lancé un appel pour la tenue d’élections anticipées afin qu’il n’y ait plus de malentendus entre GERB et Parvanov.

R. Des élections anticipées ne profiteraient aujourd’hui à personne et seraient de plus nuisibles pour l’Etat en général. L’organisation de législatives anticipées risque plutôt d’être conçue comme un mauvais signal par les institutions européennes, ce qui pourrait même être interprété comme un manque de stabilité. Dans des situations de crise, les institutions doivent être fortes, il faut qu’un dialogue s’instaure entre elles. Et c’est exactement le contraire qui se produit actuellement en Bulgarie. Le rôle du Président est plutôt de tasser la tension entre les institutions et non pas de faire en sorte que son administration, à lui, génère elle-même de la tension.

Q. Il convient de reconnaître que les relations entre le Président et le Parlement sont loin d’être parfaites.

R. Nous avons toujours essayé d’établir un bon dialogue entre le Parlement, le Président et le gouvernement. Ce dialogue existe d’ailleurs toujours, mais cela ne veut pas dire que le Parlement, dans sa qualité d’organe suprême de la République, ne peut pas effectuer des activités de contrôle au sein d’une institution comme la Présidence, dans le cadre bien sûr des compétences qui lui sont déléguées par la Constitution. Et si l’on constate qu’il y a eu une infraction de la part du Président, il faut agir comme la législation le stipule.

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publié le 19.09.2011

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